La mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification au Burkina Faso

 

Lynda Hubert Ta
Doctorante, Faculté de droit,
Université Laval,
Québec (Québec), Canada
lynda.hubert-ta.1@ulaval.ca

 

Parmi les instruments internationaux issus de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement ou Sommet de la Terre, qui s’est tenue en 1992 à Rio de Janeiro (Brésil), la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification a été adoptée à Paris le 17 juin 1994. 193 États l’ont ratifiée. En effet, reconnaissant la désertification comme un problème environnemental, social et économique grave et persistant, malgré les efforts de la communauté internationale pour en venir à bout, les États présents à Rio ont exprimé leurs préoccupations face à ce problème et ont pris la résolution de préparer un accord dédié à la lutte contre la désertification. Cet accord est devenu l’une des pierres angulaires du droit international de l’environnement. Juridiquement contraignant pour les Parties qui doivent en appliquer les dispositions, les échos du discours global qu’il véhicule sont appelés à être intégrés aux politiques nationales des Parties, particulièrement les pays les plus affectés par le phénomène de désertification comme le Burkina Faso. Le présent article a pour objectif de questionner la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans ce pays, plus d’une vingtaine d’années après son adoption, afin de porter un regard critique sur le chemin parcouru et celui qu’il reste à parcourir pour en vue des objectifs de la Convention.

 

Burkina Faso, initiatives nationales, Lutte contre la désertification, mise en œuvre.

 


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